Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Catalogue

 

L’Ours Blanc

Association loi 1901 à but non lucratif

Bernard Giusti
28 rue du Moulin de la Pointe
75013 Paris
Tél. : 01 45 80 66 57
Courrier électronique :  assocloursblanc@yahoo.fr

Belgique

Marcel Bauwens & Piet Lincken

 

Bretagne / France Ouest

Philippe Ayraud

 

Québec

Rodrigue Gignac

 

Sud-Ouest / Midi-Pyrénées

Bruno Talavera

 

Commandes et virements bancaires
Voir ci-dessus la Page "Pour vos commandes et adhésions"

Nous contacter

 

OUVRAGES DISPONIBLES

POESIE
LA SPHYNGE - Camille Aubaude - 42 p., 12 euros

LE MESSIE EN LIESSE - Camille Aubaude - 110 p., 12 euros

CRISTAUX DE NUIT - Michel Diaz - 130 p., 12 euros
COMME UNE CORDE PRETE A ROMPRE... - Bernard Giusti - 72 p., 12 euros

ARTEMISIA - Marguerite Jargeaix - 52 p., 12 euros
DERNIERES NOUVELLES DU FOND - Pierre Meige - 78 p., 12 euros
L’EXIL TENACE - Bruno Talavera - 110 p., 13 euros

SANG PENSEE M’ECRIER - B. et Ph. Talavera - 106 p., 11 euros
SABLES - Francis Vladimir - 70 p., 10 euros
DANS L’ENVERS DU SILENCE - Leïla Zhour - 226 p., 15 euros

 

NOUVELLES
LA MORT – Collectif – 130 p., 11 euros

NOEL NOIR – Collectif - 2e éd - 200 p., 15 euros

LA PHRASE DE SA VIE - Christian Rome –  110 pages, 12 euros

SUITE POUR EURYDICE et AUTRES NOUVELLES - Françoise Rachmuhl, 150 p., 12 euros


ROMANS

FRENCH LADY COTTAGE - Maria Dugot – 90 p., 11 euros
LA DAME BLANCHE - Pierre Meige -  2e éd. - 100 p., 11 euros
L'HEURE DU POETE - Christian Rome - 192 p., 9.50 euros

ANNA HANOUM - Véronique Pornin - 370 pp., 15 euros


LITTERATURE JEUNESSE
LES TOURS D’AILIEO – 1 - Iris Giusti - heroic fantaisy, illustrations 110 p. 12 euros
HEÏMAR - Aria Elun - heroic fantaisy 266 p. 15 euros


THEATRE

FORT DE JOUX - Les derniers jours de Toussaint Louverture - Philippe Cantraine - 110 p. 12 euros

 

FEUILLETS

L'OISEAU DE FEU - Marguerite Jargeaix - 20 p., 3 euros


ETRANGE & FANTASTIQUE

VIEIL ENFER et AUTRES CERCLES - Lucien Nosloj, 130 p. 12 euros

 

DOCUMENTS
LETTRES DE CAPTIVITE - Robert et Emma Gladin 1939-1945 – correspondance - 156 p., 15 euros
MALINKA - Malinka Zanger – récit de vie, 112 p., 15 euros

PASSE RECOMPOSE - Roger Cherrier – récit de vie, 140 p., 15 euros

LOISIRS & DECOUVERTE
GOURMANDISES EN REGION MIDI-PYRENEES Collectif LEP Toulouse gastronomie, couleur 150 p., 25 euros

MANUEL HISTORIQUE, POETIQUE ET FEERIQUE DES HAUTS-DE-SEINE - Pierre Meige, 160 p., 15 euros

LES FANTÖMES DE PARIS - Pierre Meige, 200 p., 15 euros

 

 

 

REEDITIONS PREVUES
POESIE
CONTE D’UNE REDEMPTION - Abdelghani Boudaakkar - 2e éd.
LES AILES - Bernard Giusti 3e éd.
LEGENDES INTERIEURES, L’AMANTE - Leïla Zhour - 2e éd.
METAMORPHOSE - Marie-Agnès Roch 3e éd.
LITTERATURE
LA MORT D’HERCULE - Jean Maffioletti – roman - 2e éd.

IONA - Jean Maffioletti – nouvelles

LES POETES DU ROCK - Pierre Meige - biographies, photos originales - 2e éd.



En achetant les ouvrages des Editions de L’Ours Blanc ou en souscrivant à ses éditions à venir, vous aidez notre association à réaliser son principal objectif : permettre à ceux qui n’ont pas ou peu de moyens de s’exprimer et se faire connaître.


 

2 novembre 2006 4 02 /11 /novembre /2006 10:27

Irène Duboeuf au Smoke

L’attente

Attendre
Le dernier train aux abords de la nuit
Des jours meilleurs
Un appel
Un retour
Un ami.

Point mort.
Dans l’espoir immobile
Les pensées s’interrogent
S’obstinent.
Toutes courent dans le même sens.

Attendre
Attendre toujours
Attendre son tour
L’homme aime chasser les urgences.

Attendre
Perdre son temps
Maudire la vie
Vouloir le jour quand il fait nuit.

Il faut tuer le temps
Il est trop lourd !
Crever les heures,
Bulles d’absences gorgées de peur.
Les vois-tu qui s’étirent
Pour toucher le Néant ?


Le hors-la-loi

Ténébreux
Le couloir qui n’en finissait plus
Boîtes aux lettres violées et sonnettes brûlées
Poubelles éventrées
L’ennui et la détresse
Affalés à mes pieds.

Dans ce désert puant, sordide et miséreux
Un courant d’air, soudain, emporte ma prudence
Entre deux murs tagués.
Et toi, le hors-la-loi, le voyou, le malfrat,
Toi, surgi du néant, des espérances vaines,
De tes pas de géant tu avances vers moi.

Alerte aux convenances
Effroi dissimulé
Je croise ton regard
Et je salue
Un prince !

Brisant le ghetto de mes peurs
J’ai bousculé les masques de l’indifférence
J’ai regardé ton cœur
Et je l’ai vu
Sourire.

Repost 0
2 novembre 2006 4 02 /11 /novembre /2006 10:25

Nuit

I
J’inventais des frissons qui parcouraient sa peau
Et je les poursuivais sur et sous sa chemise
Je glissais ses reflets sur son échine grise
J’endormais sous ses cils de longs mélis-mélos

Je faisais d’un soupir un souffle délicieux
Pour bercer sur sa bouche un sourire timide
Qui n’osant la froisser d’une petite ride
Restait terré peureux dans un coin de ses yeux

II
Je dessinais un cœur au-delà de son corps
Que j’entendais frapper et battre la mesure
Et je suivais, bercé par sa splendide allure
Le sang qui s’écoulait en sa chair blanche et or

Je créais des chemins aux méandres dansants
Pour que dansent nos mains sur l’ode évanouie
Et son non-mouvement rythmait la poésie
Sur ses lèvres fermées de ses refrains absents

I
II
Je peignais de ses doigts l’incertain clair-obscur
De ses ombres courbées qui miroitaient sans cesse
Cajolant et touchant d’une douce caresse
Ce grand vide enfermé entre nos quatre murs

Je coloriais le noir dont la nuit l’enlaçait
Trempant ses mèches dans ses parfums monochromes
Dessinant tout autour des figures difformes
Je devenais ce blanc qui voulait l’embrasser

IV
J’érigeais un espace et un autre décor
Bâtissait un refuge un château pierre à pierre
Un royaume un empire et par une paupière
En ses rêves j’entrais lui offrir ce trésor

Je me suis égaré dans son nouveau palais
Aimant à son chevet, me suis laissé séduire
J’ai passé une nuit à la regarder luire
Et me suis condamné à l’aimer à jamais


Sonnet repenti

J’ai froissé d’un baiser une beauté voilée.
Sur l’onde, sous le pont, l’illusion angélique
Se fait et se défait en regret narcotique
J’ai brisé en un cri une nuit étoilée

J’ai terni d’un soupir une chanson volée.
Cri du vent expirant, – quelle belle musique –
Survolant les pavés d’un regard élastique.
J’ai noyé d’un refrain une larme envolée.

Reposer sous le ciel comme il repose en nous.
Vivre sous les soleils ! Et vivre malgré tout !
Ivre d’envie, ivre de joie, ivre d’amour…

J’ai Sali d’un sourire un malheureux tombeau
Le mien. Nul n’est venu. Les fantômes sont sourds.
Et j’étais mort. Et j’ai rêvé. Et c’était beau.

 

 

 

 

Repost 0
2 novembre 2006 4 02 /11 /novembre /2006 10:21

Mort de Don Quichotte (Les larmes de Carthage)

Ces arbousiers à donner sont si vides et si pâles !...
C
’est un char amer où s’en va la fleur fragile des nacres
salées qui nous recouvrait finement.
La plage est absente .[…] Peut-être nul cavalier
de bronze ne l’avait-il en réalité foulée ?

Du métal précieux les âges ont écrasé l’espace,
pour en faire
ce lieu habitable et coloré où Seul
chaque homme aura vécu : « Maître ! C’est un moulin, un moulin ! »

Les moulins voyagent, comme un pur cœur naïf, forgés à l’avenant et sans conséquence,
jusqu’aux songes migrateurs,
si tendres et si lents à mourir.

 

 

Repost 0
1 novembre 2006 3 01 /11 /novembre /2006 10:30

Le vent dans la pensée

Quand une pensée, une intention
Arrive dans l’âme d’un être,
Le mur blanc séparant la vie
En émotions anime notre existence.

Une idée calcinée s’envolant
Depuis une vaste étendue rouge,
Nuage truffé d’illusions.

De Sophie Klötzli


Voyage en Poésie

Ami, fais poinçonner ta peine, je t’emmène en poésie !
Monte dans le train qui crache des papillons,
Enfourne une autre étoile, c’est parti !
Si on s’arrête, c’est qu’un nuage a déraillé.
Viens et tu verras les champs de tournesols qui peignent sur les peintres,
Des clowns crucifiés sur des rires d’enfants.
Tu entendras aboyer les dalmatiens tachés de lune.
Le soleil sera acidulé comme une pomme verte.
On prendra un bain de thym en écoutant les oiseaux chanter bleu.
Je te présenterai un maréchal-ferrant d’arc-en-ciel.
On aidera le ciel à assaisonner les rivières.
Et s’il te reste encore de la tristesse,
On mettra des pots de fleurs sur le rebord de tes larmes.

De Hélène Duc


Prière à un soldat

Ouvre ta main, j’y mettrai une rose
Blanche comme la neige des crêtes lointaines
Et ses pétales se teinteront de rose
De ton sang qui coule dans tes veines.

Ouvre ton poing, il a déjà trop frappé
Tends ta paume, haute vers la lumière
Laisse entrevoir un avenir, un lendemain de paix
Viendra à toi et lèvera tes paupières.

Ouvre ta main, j’y poserai une colombe
Pure et nouvelle elle étendra ses ailes
Tu la regarderas, sans plus voir les bombes
Et ton âme la suivra là-haut dans le ciel.

De Evelyne Marié, Lycée Saint-Exupéry - Saint-Raphaël

 

 

 

Repost 0