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Association  l'Ours Blanc

L'Ours Blanc est une association à but non lucratif de type "loi 1901", qui a pour objectif de regrouper 
des créateurs, artistes ou intellectuels d'expressions diverses, afin de faciliter la réalisation d'œuvres communes ou individuelles. L'Ours Blanc, 28 rue du Moulin de la Pointe, 75013 Paris

Lettres de captivité-Correspondance 1939-1945

Publié le 21 Septembre 2007 par BG in Documents

Emma et Robert Gladin

Lettres de captivité

Correspondance 1939-1945

 

Préface de René Merle

Avant-Propos de Vincent et Monette Ferrier

 

 aux éditions de L’Ours Blanc

156 pages, 12 euros en souscription (15 euros prix public)

ISBN 978-2-914362-31-3

 

« Les parfums du printemps le sable les ignore

Voici mourir le Mai dans les dunes du Nord »

Louis Aragon

La nuit de Dunkerque

 

Quelques kilomètres au Sud du pays qui fut minier de Decazeville-Aubin, sur la route de Villefranche-de-Rouergue, l'automobiliste qui remarquera, émergeant des structures de la toute nouvelle zone d'activités du Fargal, la haute tache de verdure de ce qui fut la ferme des Gladin, aurait sans doute quelque peine à imaginer ce qu'était, dans les années 1930, sur ce plateau de Montbazens alors voué à l'élevage, l'environnement pleinement rural de cette ferme dont, à partir de l'été 1939, Emma Gladin, toute jeune maman, doit, comme tant de femmes en situation de guerre, assurer la gestion en l'absence de son mari mobilisé, puis prisonnier en Allemagne. Cette ferme et ce foyer vers lesquels iront sans relâche les pensées de l'absent, dépossédé.

Avec ces Lettres de captivité, second ouvrage de la collection "Documents", L'Ours Blanc a fait le choix délicat, mais combien passionnant, de proposer l'essentiel des lettres échangées de 1939 à 1945 entre les deux époux, échange dont la remarquable introduction de Monette et Vincent Ferrier, fille et beau-fils des correspondants, nous restitue en lucide piété la dimension personnelle et collective. Échange au plus intime de deux jeunes mariés brutalement séparés, mais échange par définition violé dans le regard de la censure militaire, puis de la censure allemande (la Croix-Rouge assurant l'acheminement des lettres, jusqu'à la fin du conflit, en 1945), et donc échange qui s'interdit le plus vrai de l'effusion tout autant que les considérations sur l'actualité. Mais échange dont les époux eux-mêmes assumeront la perpétuation par la conservation des lettres, de la Lettre, pour l'enfant qui doit comprendre plus tard…

René Merle (extrait de la préface)


"A Montbazens sous l’Occupation

Les ouvrages restituant des échanges épistolaires sont tombés en désuétude. Peu d’éditeurs s’y risquent, surtout lorsqu’il s’agit de correspondances qui n’implique aucune personne dite ou réputée célèbre. Ce n’est pas l’approche des Editions L’Ours Blanc qui, sous le titre Lettres de captivité, dans la collection « Documents », retranscrit […] de très nombreux courriers que s’échangèrent Emma et Robert Gladin, agriculteurs à la ferme de Gladin entre 1939 et 1945. Cette ferme est située à la sortie de Montbazens, sur la droite, à hauteur de la zone du Fargal. L’ouvrage a retenu 165 des 453 lettres que s’échangea le couple alors que Robert était mobilisé, puis prisonnier en Allemagne où il travailla dans un premier temps dans une usine avant d’être intégré dans une ferme. Il ne rentrera au Fargal que le 5 mai 1945, après 69 mois d’absence.

Dans la préface, René Merle souligne qu’il s’agit « d’un échange au plus intime des deux jeunes mariés brutalement séparés, mais échange par définition violé dans le regard de la censure militaire, puis de la censure allemande (la Croix-Rouge assurant l’acheminement des lettres jusqu’à la fin du conflit, en 1945), et donc échange qui s’interdit le plus vrai de l’effusion tout autant que les considérations sur l’actualité. Mais échange dont les époux eux-mêmes assumeront la perpétuation par la conservation des lettres… »

Outre l’émotion qui est présente du début jusqu’à la fin de l’ouvrage, les lettres ont, de part et d’autre, écrites dans une langue impeccable et, outre l’histoire personnelle qu’elles retracent, elles en disent long sur un plan sociologique, sur les conditions de vie qui sévissaient alors dans ce coin du Rouergue.

(Centre-Presse, 29-10-07)


" - Lettres de captivité entre Allemagne et Fargal -

Paru aux éditions L'Ours Blanc, "Lettres de captivité" rassemble la correspondance entre 1939 et 1945 entre Robert Gladin et son épouse Emma. La préface de René Merle brosse excellemment la paysage du Bassin d'aujourd'hui pour mieux imaginer celui d'il y a 60 ans. [...]

Dans le livre on ressent à chaque missive du prisonnier Gladin combien cette ferme et ce foyer comptent.

Lors de ces nombreux échanges de lettre - Emma en écrivait parfois plsieurs par jour - on pénètre dans l'intimité des sentiments des ces deux jeunes mariés brutalement séparés par la guerre. Un échange qui plus est violé par la censure militaire puis par la censure allemande (la Croix Rouge acheminant les lettres jusqu'à la fin du conflit en 1945). Une censure qui dicte ses règles. [...] Résultat, les lettres arrient avec beaucoup de retard ou n'arrivent jamais. Certes Robert Gladin sera bien traité en Allemagne. Il travaillera essentiellement comme cultivateur. En revanche, ce sera beaucoup plus ardu pour Emma [...].

Emma fera preuve d'une force de caractère incroyable por faire face à tout durant 69 mois d'absence. Sa délivrance surviendra le 5 mai 1945 lorsqu'elle vit son homme réapparaître sur les terres du Fargal. L'après-guerre [...] ne fut pas toujours joyeux. Mais le témoignage épistolaire des Gladin est un don précieux fait à la jeunesse.

"Lettres de captivité", un ouvrage à se procurer au plus vite."

J.R., La Dépâche du Midi - Aveyron, 21 octobre 2007


"J'ai |...] lu ces lettres si touchantes et qui nous introduisent de façon simple et directe dans un monde, dans une vie proche et déjà si lointaine... " Léon Robel auteur de "Correspondance Elsa Triolet-Lili Brik".


Le lecteur lent que je suis a dévoré ces lettres intimes, simples, fortes. Presque 6 ans, et la correspondance comme seul lien, comme seule réalité, comme seul espoir. Quelle aventure humaine, quelle ténacité dans l’amour ! J’ai surtout été impressionné par la pudeur qui entoure les mots et que les mots entourent. Bravo à l’Ours Blanc. Merci encore.

 

Dominique  

 

 

 

 

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