Texte Libre

Rechercher

Nous contacter

 

OUVRAGES DISPONIBLES

POESIE
SANG PENSEE M’ECRIER - B. et Ph. Talavera - 106 p., 11 euros
SABLES - Francis Vladimir - 70 p., 10 euros
L’EXIL TENACE - Bruno Talavera - 110 p., 13 euros
DERNIERES NOUVELLES DU FOND - Pierre Meige - 78 p., 12 euros
DANS L’ENVERS DU SILENCE - Leïla Zhour - 226 p., 15 euros
ARTEMISIA - Marguerite Jargeaix - 52 p., 12 euros
COMME UNE CORDE PRETE A ROMPRE... - Bernard Giusti - 72 p., 12 euros

LA SPHYNGE - Camille Aubaude - 42 p., 12 euros

 

LITTERATURE
LA MORT – Collectif – nouvelles - 130 p., 11 euros
LA DAME BLANCHE - Pierre Meige - roman 2e éd. - 100 p., 11 euros
NOEL NOIR – Collectif - nouvelles 2e éd - 200 p., 15 euros
FRENCH LADY COTTAGE - Maria Dugot – roman - 90 p., 11 euros 
LA PHRASE DE SA VIE - Christian Rome – nouvelles – 110 pages, 12 euros

ANNA HANOUM - Véronique Pornin - 370 pp., 15 euros

SUITE POUR EURYDICE et AUTRES NOUVELLES - Françoise Rachmuhl, 12 euros

L'HEURE DU POETE - Christian Rome - 192 p., 9.50 euros

 

LITTERATURE JEUNESSE
LES TOURS D’AILIEO – 1 - Iris Giusti - heroic fantaisy, illustrations 110 p. 12 euros
HEÏMAR - Aria Elun - heroic fantaisy 266 p. 15 euros


THEATRE

FORT DE JOUX - Les derniers jours de Toussaint Louverture - Philippe Cantraine - 110 p. 12 euros

 

FEUILLETS

L'OISEAU DE FEU - Marguerite Jargeaix - 20 p., 3 euros


ETRANGE & FANTASTIQUE

VIEIL ENFER et AUTRES CERCLES - Lucien Nosloj, 130 p. 12 euros

 

DOCUMENTS
LETTRES DE CAPTIVITE - Robert et Emma Gladin 1939-1945 – correspondance - 156 p., 15 euros
MALINKA - Malinka Zanger – récit de vie, 112 p., 15 euros

PASSE RECOMPOSE - Roger Cherrier – récit de vie, 140 p., 15 euros

LOISIRS & DECOUVERTE
GOURMANDISES EN REGION MIDI-PYRENEES Collectif LEP Toulouse gastronomie, couleur 150 p., 25 euros

MANUEL HISTORIQUE, POETIQUE ET FEERIQUE DES HAUTS-DE-SEINE - Pierre Meige, 160 p., 15 euros



EN SOUSCRIPTION / A PARAÎTRE
VESTA NERA- Rosa Luppino – récit de vie - préface B. Giusti - Coll. Documents, 10 euros en souscription (12 euros prix piblic)

L'immigration pauvre italienne, de la Calabre en France.


 



EPUISES - REEDITIONS PREVUES
POESIE
CONTE D’UNE REDEMPTION - Abdelghani Boudaakkar - 2e éd.
LES AILES - Bernard Giusti 3e éd.
LEGENDES INTERIEURES, L’AMANTE - Leïla Zhour - 2e éd.
METAMORPHOSE - Marie-Agnès Roch 3e éd.
LITTERATURE
LA MORT D’HERCULE - Jean Maffioletti – roman - 2e éd.

IONA - Jean Maffioletti – nouvelles

LES POETES DU ROCK - Pierre Meige - biographies, photos originales - 2e éd.


EPUISES
POESIE
Trait d’Union Poésie n°1 – Collectif - épuisé
Trait d’Union Poésie n°2 – Collectif - épuisé
LITTERATURE
LA PETITE L. - Marie Citti – roman - épuisé
LA DANSE DES MASQUES - Bernard Giusti - roman, 2e éd. - épuisé
LE FILS DE L’ARC-EN-CIEL - Diomenia Carvajal - conte, 2e éd. - épuisé
Trait d’Union Nouvelles n°1 – Collectif - épuisé
Trait d’Union Nouvelles n°2 – Collectif – épuisé
LE DEMON DE MIDI MOINS UNE - Roland Sadaune – policier - épuisé

FONTANGE - Baudoin Villeneuve de Janti – roman - épuisé
DOCUMENTS
LIBERTE, COULEUR DE FEMME- Ginette Forgues - récit de vie, 5e éd. - épuisé

En achetant les ouvrages des Editions de L’Ours Blanc ou en souscrivant à ses éditions à venir, vous aidez notre association à réaliser son principal objectif : permettre à ceux qui n’ont pas ou peu de moyens de s’exprimer et se faire connaître.


 

Recommander

Catalogue

 

L’Ours Blanc

Association loi 1901 à but non lucratif

Bernard Giusti
28 rue du Moulin de la Pointe
75013 Paris
Tél. : 01 45 80 66 57
Courrier électronique :  assocloursblanc@yahoo.fr

Belgique

Marcel Bauwens & Piet Lincken

 

Bretagne / France Ouest

Philippe Ayraud

 

Québec

Rodrigue Gignac

 

Sud-Ouest / Midi-Pyrénées

Bruno Talavera

 

Commandes et virements bancaires
Voir ci-dessus la Page "Pour vos commandes et adhésions"

Images Aléatoires

  • 1 Staraselski
  • 1 Elun
  • 1 Cholette
  • 1 Peiffer1
  • 1 Maffioletti
  • 1 Nosloj

pour finir...

 

Dimanche 10 décembre 2006 7 10 /12 /Déc /2006 16:03

Pour acquérir ces recueils de poésie, nous vous invitons à faire parvenir votre commande à :
L’Ours Blanc, 28 rue du Moulin-de-la-Pointe – 75013 Paris, accompagné du chèque correspondant libellé à l’ordre de l’Association  l’Ours Blanc.


Métamorphose
Marie-Agnès Roch
80 pages, 12 euros
ISBN : 2-914362-20-X
pour en savoir plus


Sables
Francis Vladimir
70 pages, 10 euros
ISBN : 2-914362-23-4


L'exil tenace
Bruno Talavera
110 pages, 13 euros
ISBN : 2-914362-27-7
pour en savoir plus






Dernières nouvelles du fond

Pierre Meige
80 pages, 12 euros


Dans l’Envers du Silence

Leïla Zhour
230 pages, 15 euros

Artemisia
Margueritte Jargeaix
54 pages, 12 euros

 

 

Par GK - Publié dans : Le catalogue de l'Ours Blanc
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 9 décembre 2006 6 09 /12 /Déc /2006 17:03

Liberté, couleur de femme

Ginette Forgues

Récit de vie
330 pages, 15 euros

Epuisé

 

 

 

 

 

 

Par BG - Publié dans : Documents
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 8 décembre 2006 5 08 /12 /Déc /2006 17:13

Les Tours d'Ailieo

Iris Giusti

heroic fantasy

110 pages, 12 euros

 

Retrouvez le livre d’Iris Giusti, Les tours d’Ailieo(éd. L’Ours Blanc), sur le site de L’Arbre à Livres :

http://www.arbrealivres.com/unlivre.php?isbn=2914362250


 

Par BG - Publié dans : Littérature jeunesse
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 7 décembre 2006 4 07 /12 /Déc /2006 17:17

Gourmandises en Région Midi-Pyrénées

Collectif du LEP Renée Bonnet de Toulouse

arts culinaires
160 pages en couleur, 25 euros

 

Par BG - Publié dans : Le catalogue de l'Ours Blanc
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 2 décembre 2006 6 02 /12 /Déc /2006 12:36

Croisière tragi-comique en Oise !

Roland Sadaune, que L’Ours Blanc a eu le plaisir de publier, confirme s’il en était besoin son talent d’écrivain. « Val d’Oise trap »  est bien dans la droite ligne du Démon de midi moins une, à savoir que Roland nous offre d’abord et avant tout un roman, un roman avec une intrigue policière. Ce qui signifie que la qualité de l’écriture est bien loin de ce que véhicule habituellement le terme de « roman policier ». Non pas que le « roman policier » soit en soi un genre mineur, mais il faut bien avouer que sous ce terme générique le lecteur a plutôt été habitué à une littérature essentiellement basée sur l’action plutôt qu’à une littérature romancée et réflexive. Roland Sadaune entre donc tout à fait dans l’optique que nous avions à L’Ours Blanc quand nous avons publié du « polar » : revenir en quelque sorte aux origines du roman policier, avec des textes qui soient d’abord des romans, ensuite seulement policiers.
Dans
« Val d’Oise trap », Roland Sadaune réussit magistralement ce pari. Les personnages y sont de chair et d‘os, et non pas seulement les vecteurs de l’action. Leur présence, leur réalité humaine en font les personnages d’une tragi-comédie servie par l’argument policier. En outre, on s’aperçoit assez vite que l’auteur donne libre cours à des domaines qui lui sont chers : la navigation, les rivières et les paysages de l’Oise et du Val d’Oise, entre autres.
Je ne dirai rien de l’intrigue elle-même pour ne pas amoindrir le plaisir du lecteur, mais nul doute que ce roman policier vous procurera tout à la fois le plaisir d’une écriture de qualité et celui du suspens.
A lire !

Bernard Giusti.

Roland Sadaune, membre de l’Ours Blanc vient de publier
« Val-d’Oise trap »
paru aux Editions du Valhermeil, 2005, 270 pages, 10 euros. 
A lire également « Le démon de midi moins une » publié par L’Ours Blanc, 2002, 110 pages, 9.15 euros.

Par GK - Publié dans : Nos Ursidés publient
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 16 novembre 2006 4 16 /11 /Nov /2006 10:26
Khalil Gibran
Un petit recueil de sept nouvelles, agréable à lire, avec un mélange de poésie, d’ironie ou de sombre constat, mais avec aussi une philosophie sympathique mais qui manque de profondeur, restant toujours à la surface des choses pour mieux délivrer des messages emplis de vœux pieux et de bonnes intentions…
A lire pour passer le temps.
« Les Cendres du passé et le Feu éternel », Mille et Une Nuits, 2005.

Bernard Girard
Les émeutes qui ont secoué les banlieues françaises ont suscité bien des réactions, la plupart cherchant à trouver des « responsables », voire des coupables. Bernard Girard, spécialiste des questions d’immigration et de discrimination, tente dans cet ouvrage d’analyser les événements en profondeur et de proposer des réponses. Un ouvrage qui pose les questions de façon sérieuse.
A lire.
« Banlieues : insurrection ou ras le bol ? », Les Points sur les i, 2006.

Mark
Kharitonov
Trois nouvelles d’un écrivain russe, méconnu en France mais reconnu en Russie, nous entraînent dans trois univers différents, tous aussi étonnants les uns que les autres. L’excellente traduction permet d’apprécier pleinement le talent de l’auteur, qui manie avec maestria l’humour, la dérision, et la profondeur des sentiments, tout en nous ouvrant, finalement, une fenêtre sur la société russe d’aujourd’hui.
A lire.
« L’esprit de Pouchkine », Fayard, 2003.

Max
Pons
Quand la pierre joue avec les éléments, avec la pluie, le soleil, le vent, quand le minéral se mêle au végétal, le verbe haut de notre ami Max Pons s’adoucit, devient humble jusqu’à la tendresse, et le poète fait danser l’être avec le temps, dans un balancement constant entre la permanence et la fugacité.
A lire absolument !
« Calcaire », Rougerie, 1981.

Giorgio & Nicola
Pressburger
Dix nouvelles sur le quartier juif de Budapest, emplies de nostalgie, de souvenirs de la guerre, d’amours… Mais il y manque ce « petit rien » qui permet de passer du particulier à l’universel, de la narration à la littérature, et ces dix nouvelles ressemblent par trop à tous les autres récits du même genre. On peut toutefois les lire comme témoignage.
A lire éventuellement.
« Histoires du Huitième District », Verdier, 1986.

Magali Turquin
Magali Turquin nous conte les aventures de Wangmo, une jeune nonne tibétaine qui cherche à fuir les exactions de l’armée d’occupation chinoise. Dans ses pérégrinations en Inde, elle rencontrera notamment quatre jeunes étudiantes françaises, ce qui donne à l’auteur l’occasion de se livrer à un exercice sur le choc de deux cultures différentes. De dénoncer aussi la censure exercée en France sur l’information concernant  l’occupation du Tibet par la Chine.
A la fois quête spirituelle et quête de l’identité, le chemin de Wamgmo est bien long et semé d’embûches. Magali Turquin nous montre tout son talent grâce à un style parfaitement maîtrisé, et on se laissera volontiers captiver par ce récit, théoriquement destiné à la jeunesse mais sans aucun doute profitable à tous.
Curieusement, la réserve que l’on pourrait faire à propos de ce beau roman porte sur la vision assez simpliste de l’auteur quant aux universités françaises, vision se traduisant par des « ficelles » un peu grosses et une interprétation sommaire des politiques universitaires, même si l’auteur n’a pas tort sur le fond…
Mais on passera volontiers sur ces petits écueils, tant le roman de Magali Turquin est entraînant et captivant. De plus, il faut saluer un ouvrage qui porte sur un sujet largement occulté en Occident, et particulièrement en littérature, à savoir le sort particulièrement terrible réservé aux Tibétains par les Chinois.
A lire !
« Le Chemin de Wangmo », Michalon Jeunesse, coll. Les Petits Rebelles, déc. 2005, 155 pages, 10 euros.
Par GK - Publié dans : Nos critiques littéraires & artistiques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 14 novembre 2006 2 14 /11 /Nov /2006 12:06

Jacques Canut
Trois ouvrages de Jacques Canut. Une plaquette, « Eros crépusculaire », qui se situe dans la lignée de l’un des thèmes de prédilection de l’auteur, et que l’on pourrait définir par « la comédie des sentiments », avec tout ce que cela comporte d’ironie, de faux-fuyants, mais aussi de profondeur et de désespoir.
« Ailes » est lui aussi un retour, mais un retour tout empli de nostalgie, à travers ces instants fugaces du quotidien, lorsqu’au détour d’un regard l’être tout entier se suspend dans cet état d’équilibre où l’image, le temps et le cœur trouvent enfin leur accord.
« Enigmas / Enigmes », recueil bilingue franco-espagnol, se situe dans la tradition des « pensées », petits textes courts dans lesquels le poète se découvre dans un balancement entre son regard sur le monde et son regard sur lui-même.
Signalons les illustrations de Claudine Goux, pour « Eros crépusculaire » et « Ailes », illustrations poétiques souvent empreintes d’humour.
Tout cela avec le talent de Jacques, souvent relevé dans nos Chemins.
A lire.
« Eros crépusculaire », illustrations de Claudine Goux, Carnets Dix-Quinze, 2005, 32 pages. « Ailes », illustrations de Claudine Goux, 2006, 24 pages. « Enigmas / Enigmes », Ediciones Calamo, Palencia, 2005, 40 pages.

Fatima Chbibane-Bennaçar
L’ouvrage s’ouvre sur une ode à la ville où vit Fatima, Vanves, avant de s’ordonner autour des thèmes qui lui sont chers : l’amitié, la musique, l’amour, l’espoir, la paix, la liberté, les mots… et aussi deux textes pour s’élever contre l’intolérance et l’injustice.  La poésie de Fatima Chbibane laisse libre cours à sa générosité, et surtout à ces valeurs qui sous-tendent tout le recueil, l’amour et le partage. De plus, le recueil est illustré de très belles calligraphies arabes.
A lire.
« Mosaïques », Editions du Bout de la rue, 2006.

Collectif
Consacré à la francophonie, ce recueil de poésie aurait pu être l’occasion de nous faire découvrir de nouveaux poètes. Ceux qui y figurent ne manquent pas d’intérêt, bien sûr, et la plupart des textes sont de qualité, mais malgré un titre aguichant ce recueil est l’exemple même de l’institutionnalisation de la poésie française par les grandes marques commerciales. C’est-à-dire qu’on y retrouve surtout ceux qui sont publiés depuis des décennies par Gallimard and Co. Si les grands éditeurs en restent à l’idée que « la poésie, ça ne se vend pas », c’est qu’ils méconnaissent allègrement la petite édition, où la poésie, ça se vend (L’Ours Blanc peut en témoigner !). Quand les grands éditeurs comprendront-ils que le commercial doit être au service des œuvres, et non l’inverse ? Bref, ce recueil signe une fois de plus un rendez-vous manqué : c’était l’occasion rêvée de nous faire découvrir de nouveaux poètes.
A éviter. 
A toi je parle – Un tour du monde avec les poètes francophones, Gallimard, 2005.

Fontenelle

Né en 1657, mort en 1757, Bernard Le Bouyer de Fontenelle fut assurément, outre un esprit curieux de tout, un curieux esprit. Couvert d’honneurs, coqueluche des salons, Fontenelle laissa pourtant peu d’écrits sous son nom, préférant pour la publication l’usage de pseudonymes. Aussi un grand nombre d’ouvrages lui ont-ils été attribués par déduction ou supposition. Sa mort même ajouta à sa renommée, puisque son âge canonique (cent ans) était exceptionnel pour l’époque. Mais il garda l’esprit clair jusqu’au bout, et Cocteau se servit des dernières paroles de Fontenelle pour le titre de l’un de ses essais les plus célèbres : à l’instant de sa mort, Fontenelle déclara : « Je sens comme une difficulté d’être ».
Cet ouvrage regroupe quelques textes et quelques lettres qui portent sur l’art de la poésie, sur la querelle (déjà) des Anciens et des Modernes, voire sur les principes qui, selon ce vieux monarchiste, devraient régir une République.
Mais l’intérêt des Rêveries diverses, pour le lecteur actuel, ne réside pas tant dans les thèmes abordés que dans la façon de les penser. On sera en effet surpris de voir mis en œuvre tout à la fois des modes de pensée venus tout droit de l’Antiquité, en même temps que les influences de la Renaissance et des approches étonnamment modernes qui préfigurent les Lumières. Fontenelle est à un carrefour de l’histoire des idées, héritier des siècles et tendu vers une nouvelle façon de concevoir le monde. C’est sous cet angle que l’on trouvera le plus grand profit à la lecture de ce « bel esprit », qui eut une grande influence sur son époque et suscita l’admiration, entre autres, de Rousseau ou Marivaux.
A lire.
« Rêveries diverses », Opuscules littéraires et philosophiques, Desjonquères, 1994.

Caroline Fourest

Intelligent et argumenté, ce petit livre pointe les mécanismes de l’entrisme des organisations fondamentalistes musulmanes dans les sphères institutionnelles, sociales, intellectuelles et politiques de la France et de l’Union Européenne. Comment des politiques, des militants, ou de simples citoyens, qui défendent les valeurs de la République et de la laïcité, de l’alter-mondialisme et de l’anti-racisme, etc., en arrivent-ils à défendre une idéologie religieuse raciste, sexiste, fasciste..? Caroline Fourest dénonce toutes ces dérives avec brio et, au passage, nous donne des informations qui « échappent » aux grands médias.
A lire absolument !
« La tentation obscurantiste », Grasset, 2005.

Par GK - Publié dans : Nos critiques littéraires & artistiques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 13 novembre 2006 1 13 /11 /Nov /2006 13:25

Instantanés poétiques

Dans son recueil L’encre des sabliers, Paul Lambrecht nous livre son univers, un univers fait de rencontres entre la conscience et le monde, au cœur de ces instants où le moindre détail se transforme tout à coup en tremplin pour les rêves. Le regard est sans cesse arrêté par l’obstacle, et l’obstacle perd son opacité pour devenir porte ouverte sur l’imaginaire.
Peut-être cette approche est-elle intimement liée à la vallée encaissée où vit Paul Lambrecht, et dans laquelle « Deux horizons s’élèvent. Le ciel se rétrécit. », comme il a été écrit. Mais il s’agit là des seules données physiques, car je crois pour ma part que les horizons du poète sont multiples, et son ciel bien plus vaste que les mots.
Comme l’indique le titre, Paul Lambrecht a axé tout son travail sur deux grands fondamentaux de l’écriture, les mots et le temps, et ce que j’appellerai les « instantanés poétiques » y sont traduits par un dépouillement de la langue dont on saluera la maîtrise. Et à la lecture, il suffira de se laisser porter par les mots pour que naissent un monde et des sentiments étrangement familiers… 

Ursidé de date fraîche, Paul Lambrecht est poète, n’en doutons pas.

Bernard Giusti.


Reprendre le verbe au mode infinitif
cette forme neutre où je ne suis pas,
où je ne parle qu’à moi-même.
Fermer les yeux, reprendre haleine.
Ai-je longtemps couru les souterrains d’Herstal ?

Mes gants de plâtre gris,
l’herbe que je touche,
la lumière, l’égout à ciel ouvert.

Le terrain vague, ses flots de monticules,
les minuscules floraisons à tête jaune
comme des gueules de lion,
les variétés mouvantes de détritus
libres dans leur havre transitoire,
pareils à des poèmes jetés sur la voie publique
qu’il est impératif à présent
de ramasser, qu’il faut lire
avant de les rendre à la pluie.

Le rôdeur du terrain vague me toise,
arpenteur sans repères, géomètre de l’indécis,
déplaçant un décamètre clandestin sous les nuages,
sur la terre sans bornes.
Au gré des détritus étouffés d’herbes folles,
la chaîne de métal ondule comme un orvet géant.

Au crayon rouge et bleu
l’arpenteur relève la démesure du temps.


Paul Lambrecht, membre de l’Ours Blanc vient de publier « L’Encre des sabliers », Patch’éditions, , rue du Patch n°5, B-1330 Rixensart - Belgique, 95 pages, 12 euros.

Par GK - Publié dans : Nos Ursidés publient
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés